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Nino Magro




J’ai hérité de la passion de mon grand-père pour l’image, son Rolleiflex m’ayant transmis sa vision artistique du monde. Son objectif parcourait les plaines des Pays-Bas, le mien les sommets des Alpes.

La première fois que mes parents m’ont mis leur appareil photo entre les mains, j’avais à peine plus de dix ans. Il ne disposait que d’un mode semi-automatique, donc j’ai directement appris les bases de la photographie. Je me souviens encore de mon père « concentre-toi », dans les instants qui précédaient le son du déclencheur. Quelques années plus tard, mon oncle m’a offert mon premier appareil photo, qui m’a accompagné de nombreuses années.

C’est en arrivant au lycée que j’ai découvert le monde de la vidéo. Une gopro sur la tête, j’ai commencé à partager de cette manière les journées d’escalade et de ski que je passais avec mes amis. Puis j’ai participé au festival de court métrage de Chamonix : Préambules. Bien que n’ayant pas gagné de prix, mon film fut sélectionné et projeté avec une vingtaine d’autres films devant une salle comble.
Cette expérience m’encouragea à continuer à créer, et dans les mois qui suivirent, je suis de plus en plus sorti de ma zone de confort dans les vidéos que je faisais.
À ce moment-là, j’ai commencé à ne plus simplement montrer mes sorties en montagne, mais à les raconter. J’ai expérimenté avec le montage, et essayé de comprendre quelle influence peut avoir l’ordre des plans sur la vidéo dans sa globalité.

Cette curiosité n’a jamais cessé de grandir en moi, et aujourd’hui je continue à raconter des histoires. La vérité me passionne, donc c’est naturellement vers le documentaire que je me suis dirigé.
Mais plus que simplement la montrer ou la raconter, ce que je cherche à faire, c’est de la transmettre. Et c’est là que l’on retrouve tout le pouvoir d’un film : transmettre l’émotion qui fut celle des protagonistes lors de l’action. Que ce soient des sensations fortes, de l’humilité ou encore de la fraternité.
Mon but est d’insuffler ça chez le spectateur.

Siempre Regresan

Courir en haute montagne, c'est à la fois incroyable pour ceux qui le font et incompréhensible pour ceux qui observent. C'est un sport très personnel, que tout le monde n'arrive pas à comprendre.

Depuis quelques années, le trail running explose. En montagne, en bord de mer, et même en ville, les trail runners sont de plus en plus nombreux.

Ce gros mouvement en a entrainé un plus petit : l'alpi running. Pour certains, l'alpi running semble être un sport accessible, presque facile? Pour d'autres, ce sport ne peut être pratiqué que par des inconscients, qui risquent leur vie sans s'en rendre compte.

La réalité se situe entre les deux. Au travers du regard de quelques alpi-runners, nous allons essayer de comprendre leurs intérêts, leurs motivations pour ce sport. Mais ils nous feront également part de leur point de vue du risque, et des problèmes que peut engendrer l’alpi-running.

Avec : Karina Carsolio, Max Alvarez, Santiago Carsolio, Moises Jimenez, Hugo Alvarez, Carlos Carsolio et Kilian Jornet.
Produit par Jaouad Abbaoui pour Newwoc Pictures
Musique originale : Marion Courtais
Sound Design : Julien Chabbert

Le Kile

Marcher sur un fil dans les airs, ça n’a rien d’anodin. Surtout lorsque ce fil mesure un kilomètre, et qu’il relie l’adret et l’ubac d’une vallée.

Debout sur cette highline, on ne peut que voir son bout lorsque l’on a presque terminé sa traversée, lorsqu’il ne nous reste qu’une centaine mètres à parcourir. Avant ça, on ne devine que la fin. On se l’imagine. On voit juste la ligne disparaitre devant nous, et l’on marche, un pied après l’autre. On pense à cette fin. On n’y pense pas.

Jusqu’a ce que finalement, on y arrive.

D’après un projet de Lucas Giovanni Moreira

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